Les analyses ayant visé le déroulement de la révolte civile en Libye deviennent de plus en plus nombreuses. A la prolixité de la description, la substitution d’un éclairage circoncis paraît opportune.
Premièrement :
Le scepticisme éprouvé par les antagonistes de la révolte civile se ramène à l’idée à la suite de laquelle, l’Occident ne procure pas ses services gratuitement. Ce scepticisme, à l’opposé de la position véhiculaire de ses tenants, ne renvoie pas à une compréhension approfondie des événements accélérés de la réalité politique libyenne en ce sens que le pacte constitutif de l’OTAN dispose que celle-ci est un groupement inter-étatique dont les membres aspirent à préserver leurs intérêts communs. Disons les choses conformément au perceptuel des adversaires des révolutionnaires, le pacte constitutif de l’OTAN n’en fait pas une association de bienfaisance.
Au demeurant, la question qui s’impose : pourquoi est-il autorisé au Khaddafi d’expédier des messages gracieux à Washington et à d’autres pays occidentaux au moment où le même comportement est proscrit pour les révolutionnaires ? Le revers de la médaille permet de relever une seconde question du type à la fois brûlant et révélateur : Les médias officiels ne cessent de réitérer que Khaddafi résiste à une guerre de croisade bien qu’il entretienne avec les USA et Israél des rapports qu’il estime être d’alliance face à l’expansion de l’extrémisme religieux qu’incarne Al Qaida ?
Deuxièmement :
Le message que Khaddafi a envoyé à Obama soulève un paradoxe éclatant. Quand il s’adresse à son peuple, le guide de la révolution considère que la Libye est l’emblème pionnière de la gloire. Cette même Libye n’est qu’un pays sous-développé et de faible importance démographique quand l’interlocuteur est un pays occidental.
Troisièmement :
On sait que l’Occident utilise la stratégie développée par Henri Kessenger – appelée dans les écrits académiques : désengagement pragmatique – en matière des relations qu’il noue avec les Etats tiers-mondistes. Conformément à cette stratégie, l’allié politique a le droit d’opprimer son peuple en contrepartie de l’adoption d’une politique extérieure pro-occidentale. A l’exception de la France gaulliste, les pays européens s’alignent sur l’orientation exaltée par l’ancien chef de la diplomatie Etats-unienne.
Le désengagement pragmatique s’est construit sur la thèse stipulant que la révolution tiers-mondiste ne peut être que l’ourdissage des militaires. Autrement dit, les peuples arabes ne peuvent opérer le changement qu’ils scandent depuis l’affermissement de l’autoritarisme militaire résultant de la conversion en dictateurs des officiers instigateurs de la « triomphale révolution militaire ». C’est justement sur ce substrat qu’a été bâti le démantèlement mou, approximativement pacifique, de l’idéologie sino-soviétique de la révolution arabe des années 50 et 60.
Il est visiblement constatable que le modèle explicatif relatif aux révoltes arabes prôné par Kissinger s’identifie à celui prôné par les auteurs qui s’opposent au déferlement du « printemps arabe ». Ainsi et selon Kissinger et les anti-révolutionnaires, les peuples arabes sont incapables de conduire eux-mêmes des révoltes et s’ils le font, la conspiration ne peut en être dissociée.
Ce constat n’est pas original ou étonnant dans le sens où la théorie montée par Kissinger s’est fondée sur les écrits panarabes et panislamistes. Les premiers soutiennent le despotisme, quant aux seconds, ils se sont fiés à la citation due à Mohammed Abdou : « notre région ne se gouverne que par un droit autoritariste ».
Premièrement :
Le scepticisme éprouvé par les antagonistes de la révolte civile se ramène à l’idée à la suite de laquelle, l’Occident ne procure pas ses services gratuitement. Ce scepticisme, à l’opposé de la position véhiculaire de ses tenants, ne renvoie pas à une compréhension approfondie des événements accélérés de la réalité politique libyenne en ce sens que le pacte constitutif de l’OTAN dispose que celle-ci est un groupement inter-étatique dont les membres aspirent à préserver leurs intérêts communs. Disons les choses conformément au perceptuel des adversaires des révolutionnaires, le pacte constitutif de l’OTAN n’en fait pas une association de bienfaisance.
Au demeurant, la question qui s’impose : pourquoi est-il autorisé au Khaddafi d’expédier des messages gracieux à Washington et à d’autres pays occidentaux au moment où le même comportement est proscrit pour les révolutionnaires ? Le revers de la médaille permet de relever une seconde question du type à la fois brûlant et révélateur : Les médias officiels ne cessent de réitérer que Khaddafi résiste à une guerre de croisade bien qu’il entretienne avec les USA et Israél des rapports qu’il estime être d’alliance face à l’expansion de l’extrémisme religieux qu’incarne Al Qaida ?
Deuxièmement :
Le message que Khaddafi a envoyé à Obama soulève un paradoxe éclatant. Quand il s’adresse à son peuple, le guide de la révolution considère que la Libye est l’emblème pionnière de la gloire. Cette même Libye n’est qu’un pays sous-développé et de faible importance démographique quand l’interlocuteur est un pays occidental.
Troisièmement :
On sait que l’Occident utilise la stratégie développée par Henri Kessenger – appelée dans les écrits académiques : désengagement pragmatique – en matière des relations qu’il noue avec les Etats tiers-mondistes. Conformément à cette stratégie, l’allié politique a le droit d’opprimer son peuple en contrepartie de l’adoption d’une politique extérieure pro-occidentale. A l’exception de la France gaulliste, les pays européens s’alignent sur l’orientation exaltée par l’ancien chef de la diplomatie Etats-unienne.
Le désengagement pragmatique s’est construit sur la thèse stipulant que la révolution tiers-mondiste ne peut être que l’ourdissage des militaires. Autrement dit, les peuples arabes ne peuvent opérer le changement qu’ils scandent depuis l’affermissement de l’autoritarisme militaire résultant de la conversion en dictateurs des officiers instigateurs de la « triomphale révolution militaire ». C’est justement sur ce substrat qu’a été bâti le démantèlement mou, approximativement pacifique, de l’idéologie sino-soviétique de la révolution arabe des années 50 et 60.
Il est visiblement constatable que le modèle explicatif relatif aux révoltes arabes prôné par Kissinger s’identifie à celui prôné par les auteurs qui s’opposent au déferlement du « printemps arabe ». Ainsi et selon Kissinger et les anti-révolutionnaires, les peuples arabes sont incapables de conduire eux-mêmes des révoltes et s’ils le font, la conspiration ne peut en être dissociée.
Ce constat n’est pas original ou étonnant dans le sens où la théorie montée par Kissinger s’est fondée sur les écrits panarabes et panislamistes. Les premiers soutiennent le despotisme, quant aux seconds, ils se sont fiés à la citation due à Mohammed Abdou : « notre région ne se gouverne que par un droit autoritariste ».
Quatrièmement :
L'idéologie révolutionnaire s'imprégnant du communisme va à l'encontre du phénomène de la " privatisation de la justice " sécrété par l'incessante propagation de la contractualisation des relations internationales. La force motrice ayant généré de tels phénomènes réside dans le rôle grandissant qu'ont les sociétés transnationales dans le processus des échanges internationaux. Ce rôle se traduit par plusieurs instruments d'actions dont l'un des plus importants se manifeste par le contrat d'État liant l'État à une société transnationale. Le contentieux relatif à ce contrat n'est pas régi par le Droit interne de l'État contractant. Il permet, au contraire, à la société transnationale de procéder à des mécanismes de règlement de différends internationaux lui accordant ce qu'une partie de la doctrine a dénommé : " la personnalité juridique internationale de facto ". Le Gouvernement Khaddafi, bien qu'il préconise le radicalisme révolutionnaire, s'est aligné sur ce que fait la majorité des pays en voie de développement en consacrant le mécanisme du contrat d'Etat en particulier avec les sociétés italiennes et américaines.
Précisons en guise de conclusion que ce qui a été évoqué et invoqué précédemment concerne l'aspect exogène de la légitimité de la révolte libyenne, le despotisme, l'absence totale de l'institutionnalisation du pouvoir outre l'herméticité étouffante du système, les centres de détention et et de torture en illustre clairement l'aspect endogène.