Les défilés protestants qui ont éclaboussé les artères de Tunis revenaient incontestablement à la volonté collective des tunisiens qui se sont irréversiblement prêtés à l'anéantissement du despotisme et ce à la suite du suicide de Bouazizi
Ce constat foncièrement descriptif ne marque pas une exception dans l'histoire des révolutions populaires. Toutefois et si l'on se réfère à l'instrument moyennant lequel les tunisiens ont brûlé les piliers du régime Ben Ali, l'exception émerge soudainement
Pour se débarrasser du despotisme devenu oligarchie familiale, la jeunesse tunisienne a largement instrumentalisé Facebook. C'est extrêmement vrai et réel, l'internet considéré comme la " source inépuisable " de l'individualisme, ce réseau magique que les psys, les éducateurs occidentaux... ne cessent de fustiger , a ourdi la phase décisive de la Révolution de janvier 2011 en détruisant le " rempart de peur "
La vieille pieuvre policière qu'était l'Etat tunisien durant les derniers moments de Ben Ali a été balayée par le " faceboucisme " que certains analystes fort étonnés conçoivent comme un phénomène turbulent et fugace
Ainsi, ce site Internet abritant un " réseau social ouvert" a profondément contribué à l'enclenchement accéléré de la colère des masses. Le gouvernement policier de Ben Ali interdisait l'accès à une pluralité de sites jugés par l'ex-Président " agitateurs" et " provocateurs de désordre public", le ministère de la Communication sous Ben Ali exerçait méticuleusement une sorte d' " inquisition politique électronique " sur la liberté d'expression. Cependant, les tunisiens, à l'instar de tous les peuples privés de l'information, parviennent à briser la censure officielle. Les sites " proscrits" officiellement deviennent par conséquent accessibles grâce aux subterfuges électroniques apprêtés par un jeune informaticien avide de l'information, assis paisiblement devant son ordinateur.
Aux regards de l'Occident, la Tunisie a montré clairement que le " nivellement par le bas " est un mensonge de pureté absolue, que la conscience politique juvénile arabe s'attèle à une maturité remarquable. La Tunisie a montré fondamentalement que le loyalisme politique en contrepartie de l'exercice de l'oppression est un style intégralement révolu. D'autres styles doivent être envisagés. La différenciation entre la politique externe et la politique interne pourrait combler les deux décennies prochaines
Ce constat foncièrement descriptif ne marque pas une exception dans l'histoire des révolutions populaires. Toutefois et si l'on se réfère à l'instrument moyennant lequel les tunisiens ont brûlé les piliers du régime Ben Ali, l'exception émerge soudainement
Pour se débarrasser du despotisme devenu oligarchie familiale, la jeunesse tunisienne a largement instrumentalisé Facebook. C'est extrêmement vrai et réel, l'internet considéré comme la " source inépuisable " de l'individualisme, ce réseau magique que les psys, les éducateurs occidentaux... ne cessent de fustiger , a ourdi la phase décisive de la Révolution de janvier 2011 en détruisant le " rempart de peur "
La vieille pieuvre policière qu'était l'Etat tunisien durant les derniers moments de Ben Ali a été balayée par le " faceboucisme " que certains analystes fort étonnés conçoivent comme un phénomène turbulent et fugace
Ainsi, ce site Internet abritant un " réseau social ouvert" a profondément contribué à l'enclenchement accéléré de la colère des masses. Le gouvernement policier de Ben Ali interdisait l'accès à une pluralité de sites jugés par l'ex-Président " agitateurs" et " provocateurs de désordre public", le ministère de la Communication sous Ben Ali exerçait méticuleusement une sorte d' " inquisition politique électronique " sur la liberté d'expression. Cependant, les tunisiens, à l'instar de tous les peuples privés de l'information, parviennent à briser la censure officielle. Les sites " proscrits" officiellement deviennent par conséquent accessibles grâce aux subterfuges électroniques apprêtés par un jeune informaticien avide de l'information, assis paisiblement devant son ordinateur.
Aux regards de l'Occident, la Tunisie a montré clairement que le " nivellement par le bas " est un mensonge de pureté absolue, que la conscience politique juvénile arabe s'attèle à une maturité remarquable. La Tunisie a montré fondamentalement que le loyalisme politique en contrepartie de l'exercice de l'oppression est un style intégralement révolu. D'autres styles doivent être envisagés. La différenciation entre la politique externe et la politique interne pourrait combler les deux décennies prochaines